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Sous la rouille

Posted on juil 18, 2014 by

Souslarouille_UNE

La peur ? De la rouille acre, une fumée nocive.

Mon corp chemine, hagard, besogneux, à l’usinage, les jambes comme en vacance, mais la tête pas là, vide et lourde, une statue de fonte ou résonne le bruit de l’angoisse.

En écho la peur, la peur, la peur.

Rien ne viens avec la peur, regard fuyant, yeux en dedans, les mots chuchotent le mal.

La fin, la fin de tout ce qui était avant, puis plus rien, tout s’arrête, que vais je devenir ? Un étranger, à chaque kilomètre inconnu de tous, sans histoire, avec mon passé à ressasser chaque jours…

Lourd comme l’acier, ce cœur et rouge fission d’un départ liquide comme une larme amère.

Rouillé, moi, déjà ? Tout ça pour ça…? Abandonné, moi  ? Quelle honte ! Où sont mes rèves ?

À portée de bras et de jambes ! Une friche en renaissance ! je vous le dis !

De la rouille flamboyante comme un feu ardent consumant chaque once de matière de ce monde.

Rouge comme ces couchers de soleil qui transforment la morne et rigide essence de la chose en vision sublimée du possible.

Une fumée comme autant de nuages pour y voir toutes les chimères des mondes.

Être un Homme de l’instant, voilà, ici et maintenant, solide et souple comme l’acier, une histoire d’Homme,

l’Homme qui façonne, qui se façonne tout au long de son être par le feu interieur qui fait naître les rèves.

Au bout de la route, il y a un chemin,

au bout du chemin il y a un champ,

au bout du champ il y a une forêt,

au fond de la forêt, il y a la nuit,

au fond de la nuit, il y a la peur,

à l’achèvement de la peur il y a une vue, une voie et une vision.

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